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samedi 7 juillet 2012

Décrypter la publicité des banques

Dans mon livre, je parle évidemment de la publicité et de la documentation trop souvent trompeuse des banques , et je donne quelques-uns des exemples les plus grossiers que l'on peut rencontrer lorsque l'on se met à la recherche d'un conseiller/gestionnaire de fortune. En règle générale, une documentation trompeuse
n'est pas bon signe , seules une recherche plus approfondie sur les processus et une certaine expérience des banques et de la gestion permettront de distinguer entre ce qui constitue un signal d'alarme ou juste un exemple de plus d'un département marketing trop créatif.

Parfois, le caractère trompeur d'une publicité est plus subtil , et peut être sujet à débat. Ces publicités peuvent faire sourire ceux qui savent les décrypter, tandis que l'épargnant lambda sans doute les prendra au pied de la lettre (avec toutes les conséquences que cela peut impliquer pour son épargne). C'est le cas de la publicité ci-dessous que j'ai reçue d'une banque très connue.    

Ici ce qui est apparemment vendu au prospect , c'est le bon vieux mirage de la gestion active traditionnelle (avec un petit "plus").
C'est-à-dire l'illusion que votre banquier et son équipe étoffée de spécialistes bardés de diplômes peuvent sélectionner des titres et produits qui généreront une performance positive, ou du moins surperformeront, lorsque rien ne va sur les bourses.  Peuvent-ils réellement remplir leur promesse ? Certains gestionnaires actifs y parviennent bien sûr (sur le long terme  à peu près un tiers des gestionnnaires de fonds surperforment l'indice de référence, ce qui ne veut pas dire une performance positive chaque année, loin de là, ils font simplement mieux que l'indice et encore faut-il identifier les futurs gagnants ex.-ante) , mais les banques ne sont pas les plus aptes à produire une surperformance pour diverses raisons, de plus elles ne publient en général pas la performance de leur gestion privée alors que la performance des gérants de fonds peut bien sûr être analysée sur plusieurs années .

Alors que penser de ces "opportunités mondiales" dans des conditions de marché difficiles ? Certaines banques offrent bien sûr l'accès à des produits comme les hedge funds  qui eux peuvent tirer parti de marchés difficiles. Mais les offres de produits grand public sont généralement médiocres, quand un manager star lance un produit grand public, ses meilleures années sont souvent derrière lui déjà. Et puis il y a les catastrophes comme un fonds de Paulson&Co qui a perdu 40% juste après avoir été offert aux "petits" investisseurs sous forme UCITS.
http://www.funds.db.com/GBR/ENG/Details/LU0519511744
Quant aux fonds de fonds habituellement proposés, leur performance est généralement décevante, à cause de la diversification et surtout leurs frais multiples qui réduisent souvent la performance des hedge funds sous-jacents de moitié.

Ensuite il y a bien sûr les fameux produits structurés qui sont censés permettre de parier facilement sur différents scénarios tant à la hausse qu'à la baisse, malheureusement l'offre est gigantesque et les sélectionner est difficile, les conseillers peuvent ne pas les suggérer au bon moment et ne les comprennent parfois pas eux-mêmes. Ils comportent toutes sortes d'inconvénients voire des pièges en plus de frais élevés et cachés.

Pour le reste, le bon vieux stock picking au niveau mondial , il faut garder à l'esprit que le fameux découplage des pays émergents vis-à-vis de l'Occident s'est avéré illusoire en 2008 , que les corrélations entre actifs à risque tendent toutes vers 1 lors de krachs ces temps-ci  et enfin que dans un marché baissier , à peu près 70 à 80% des titres suivent la direction du marché, c'est-à-dire qu'ils chutent avec celui-ci. Votre banquier peut-il, comme cette publicité le suggère, identifier la minorité d'actions qui non seulement ne chuteront pas mais s'apprécieront ? C'est très improbable ...



dimanche 1 juillet 2012

Cet octogénaire montre la voie pour réduire la facture santé: éviter de se rendre chez son médecin !




Pour l'écrivain américain et philanthrope Richard Abrons,  mieux vaut consommer la médecine avec modération, si l'on n'a pas mal , pourquoi aller chez le docteur ? C'est la conclusion à laquelle il est arrivé après une opération de chirurgie cardiaque dont l'utilité fut mise en doute et qui aurait pu mal se terminer (le médicament prescrit par le médecin, Plavix, causa une hémorragie interne).


A 85 ans c'est certainement une façon très sage de voir les choses, mais être un consommateur éclairé en matière de médecine ne fait pas de mal (au portefeuille non plus ) quel que soit l'âge que l'on a .  C'est aussi la surconsommation créée par l'offre (le secteur médical) qui est la cause d'une hausse des coûts totalement incontrôlée laquelle menace aujourd'hui des économies tout entières et fait supporter un fardeau parfois impossible aux familles. En Suisse aussi où le coût des soins de santé est très élevé et où les dépenses par habitant sont les plus élevées du monde derrière les USA .
Par ailleurs, une étude aux Etats-Unis prise très au sérieux par la Maison Blanche a montré que dans les régions où les patients bénéficiaient du plus de soins ceux-ci ne se portaient pas mieux, en fait souvent moins bien. Plus de détails dans ces articles du New York Times (Les docteurs et le coût de la médecine) et du New Yorker (L'énigme des coûts) :
http://www.nytimes.com/2009/06/14/opinion/14sun1.html?_r=1&em
http://www.newyorker.com/reporting/2009/06/01/090601fa_fact_gawande

Sur une note personnelle, ceci est généralement confirmé par mon expérience. Medicare, le système de soins de santé pour le 3ème âge aux Etats-Unis génère beaucoup d'abus et d'excès de zèle inutiles payés au final par le contribuable. Sans surprise, il apparaît que des problèmes similaires existent en Europe. Ainsi , selon le magazine français Capital qui a publié une longue enquête en mai 2011 sur la situation en France, "l'inflation des factures médicales tient aussi , et pour beaucoup, au sans-gêne de nombreux professionnels" .

Un autre facteur responsable de la hausse des coûts , c'est le dépistage préventif du cancer qui se fait plus tôt dans la vie. Tout le monde s'accorde pour encourager celui-ci, toutefois dans le cas de certains cancers il est de plus en plus remis en question .Même pour le cancer du sein le dépistage chez les femmes de 40 ans est remis en question . Ceci contraste avec les campagnes encourageant  la prévention qui ont eu une forte visibilité dans la presse. Des mammographies trop fréquentes augmentent en effet elles-mêmes le risque de cancer à cause des radiations qu'elles produisent .

Comment être un consommateur éclairé ? Il existe énormément d'information aujourd'hui sur le web, si bien que pour des affections bénignes il n'est souvent plus nécessaire de se rendre chez le médecin. Malheureusement, en Europe, il faut toujours consulter pour obtenir une prescription, alors que d'autres modèles existent (aux USA notamment, en Suisse aussi dans une certaine mesure).  Il faut se demander pourquoi ils ne sont pas considérés dans le débat sur la réforme du système.

Le patient doit  bien s'informer sur les traitements existants, leur probabilité de succès, leurs effets secondaires, leur coût,  en gros leur rapport bénéfices/coûts globaux pour leur bien-être et finances. Il devrait aussi s'informer sur l'expérience d'autres patients, ainsi que sur les alternatives à un traitement conventionnel. 
Quelques liens utiles:
¨
http://www.doctissimo.fr/
http://www.medhelp.org/
http://www.nlm.nih.gov/medlineplus/
http://www.mayoclinic.com/
http://www.nhsdirect.nhs.uk/
http://www.webmd.com/
http://www.medicinenet.com/script/main/hp.asp


En Suisse beaucoup de compagnies d'assurances offrent aussi un service de conseil médical par téléphone, malheureusement il s'agit d'un simple filtre permettant d'éviter aux assurés d'aller inutilement chez le médecin, le conseil peut s'avérer décevant. Ce genre de système gagnerait pourtant à être développé et étendu à plus d'assurés .  La possibilité de consulter l'avis de plusieurs médecins à moindre coût tel qu'offert grâce à ces hotlines permettrait aussi au patient de prendre les meilleures décisions pour lui-même . La société ne peut que bénéficier d'une réduction des coûts de la médecine, une combinaison inhabituelle de contrôle des prix et de libéralisation du secteur peut contribuer à cet objectif .







dimanche 17 juin 2012

Les procédures de la BNS à nouveau mises en cause dans une affaire de délit d’initiés


La BNS a dit revoir ses procédures après que des indices de trading sur information privilégiée aient fait surface ce lundi 11 lors d’une diffusion sélective à des journalistes du contenu d’un rapport prudentiel sur les grandes banques du pays .
Ce jour là, alors que le rapport tenu sous embargo jusqu’a jeudi insistait sur la nécessité pour le no 2 Crédit Suisse d’augmenter ses fonds propres, le volume d’échange d’options put de prix d’exercice CHF 19 sur CS a bondi à 4250 contrats contre une moyenne de 400 et quelques contrats par jour durant le mois passé (source :Bloomberg). Ces puts sont passés d’une valeur de 26 centimes à 2 francs jeudi lorsque CS s’est effondré de 10% sur le coup de la conférence officielle de la BNS. Les insiders qui utilisent souvent les options pour maximiser leurs gains assurés ont ainsi engrangé illégalement un gain de plus de 600 % .

Comme dans l’affaire Hildebrand, ce sont les procédures de l’institut d’émission helvétique qui sont mises en cause. Pour rappel , le Président de la BNS forcé à démissionner en ce début d’année à la suite de l’affaire des achats de dollars de son épouse, n’avait pas enfreint les règles internes de la BNS. Son épouse a d’ailleurs aussi été « blanchie » par un récent rapport de KPMG. Ce sont ces régles internes, qui n’étaient pas aux standards d’autres banques centrales, qui permirent à Philipp Hildebrand de commettre le faux pas qui lui a coûté sa carrière de banquier central. Hildebrand que certains ont accusé de « spéculer » alors qu’il s’apprétait à intervenir pour affaiblir le franc , n’avait effectué semble-t-il qu’une simple augmentation de la pondération du dollar dans son portefeuille, bien loin d’une position à effet de levier comme tout spéculateur en devises. Une opération qu’on peut presque qualifier de routine mais dont le timing était inapproprié pour une personne de sa position . Les nombreux ennemis de Hildebrand dont le principal tort fut d’errer en intervenant trop tôt sur le franc en 2010 - causant d’énormes pertes à la BNS (21 Mds en 2010) et une volatilité accentuée du franc – ne ratèrent pas l’opportunité de le forcer à la démission.

Pour en revenir au dernier « couac » de la BNS, on peut se demander les raisons de cette pré-conférence de presse traditionnelle (son objectif est-il de réduire la volatilité des cours des banques sous examen ? ) et surtout les raisons pour lesquelles les 30 journalistes y assistant n’ont pas à signer un accord de confidentialité. Le rapport fut aussi diffusé sélectivement à UBS et CS , CS affirme que les cadres mis au courant du rapport sont hors de soupçons.


La répression du délit d’initié en Europe : encore et toujours une farce


Cette affaire singulièrement fait les manchettes des journaux alors que la Suisse s’apprête à durcir la répression du délit d’initié pour se conformer aux recommandations du GAFI . La répression de cette criminalité en col blanc a en effet été quasiment non existante en Europe jusqu’à présent . En Suisse par exemple où le secret bancaire complique encore un peu la tâche des forces de l’ordre, jusqu’à présent ceux qui s’en rendent coupables ne risquent que …. 3 petites années de prison (ce qui devrait passer à … 5 ans ). Et encore , il faut que le gain dépasse 1 million ! Aujourd'hui tout automobiliste  en Suisse risque une peine plus sévère simplement pour avoir le pied lourd .

Quant on sait le peu de poursuites qui sont intentées , même 5 ans ne peuvent dissuader quelqu’un pouvant gagner plusieurs millions d’une opération illicite. Aux Etats-Unis Rajat Gupta, l’ex directeur de Goldman Sachs et partner chez Mc Kinsey vient d’être condamné pour insider trading dans l’affaire Galleon (Rajaratnam) il risque 25 ans de prison  pour avoir transmis des informations obtenues lors de comités de direction à Rajaratnam. Ceux qui transmettent de l’information ne risquent rien en Suisse .  Quant à Rajaratnam, le gérant du hedge fund Galleon il a été condamné l’année passée à 11 ans de prison .


Raj Rajaratnam aurait dû baser son hedge fund en Europe , il serait encore en train de célébrer ses coups juteux

Y a-t-il un Procureur Bahara en Europe ? Seul l'écho répond ....


jeudi 7 juin 2012

Cours de l'or cette année : avez-vous lu ce blog ou avez-vous écouté Goldman, Barclays, Morgan Stanley et Bank of America?

Cela n’arrive pas chaque trimestre, mais quand ce blog annonce correctement l’évolution des cours depuis février et qu’à la fois Goldman, Barclays , MS et BofA se plantent (magistralement) après avoir prédit des cours de l’or en hausse en ce début d’année, cela vaut la peine d’être mentionné. Selon ces banques très écoutées des investisseurs, l’or devait s’échanger à des cours entre $1810 et $2000 ce trimestre. BofA ayant même prédit $2000 pour début 2012. Franchement je ne sais pas où leurs analystes ont été chercher ces chiffres, et c’est pour cela que les analystes se concentrant sur les fondamentaux économiques sont parfois surnommés, les « funny mentalists » .



Alors où va l’or pour le restant de l’année ? Difficile de dire à cette jonction, ce marché est devenu difficile, c’est peut-être une indication que j’ai raison de croire que la direction la plus naturelle pour les cours est à la baisse. Les cours rencontrent actuellement une certaine résistance après le rebond tardif mais extrêmement puissant (short covering de la part de baissiers ) sur support (support-clé de la zone $1525 )de la semaine dernière. L’or est toujours dans une phase de consolidation mais pourrait être sur le point d’en sortir (plus probablement par le bas pour les prochaines semaines). Mais si les cours ne repartent pas bientôt à la baisse, un scénario de hausse significative devient envisageable pour les mois prochains. Les dégâts techniques devraient toutefois mettre un certain temps à se réparer avant que toute nouvelle avance n'atteigne et dépasse $1800. La position short recommandée en février est maintenue pour l’instant même si au vu de l’énorme rally de vendredi dernier il est difficile de maintenir une forte conviction (les abonnés de Buy-Point.com seront bien sûr tenus au courant de tout changement dans notre position) .
Quant aux analystes des banques ci-dessous, ils restent bullish pour le restant de l’année s’attendant à des prix entre $1790 et $2000 . Au vu des commentaires d’analystes dans l’article , les bulls ont toujours la même conviction inébranlable, ce qui dans une certaine mesure est rassurant pour ceux qui ne voient pas d’opportunité dans l’or, si ce n’est à la baisse.

dimanche 3 juin 2012

Going Japanese


                     Etes-vous prêts pour votre japonisation ?



Il s'agit d'un thème dont j'ai déjà parlé : l'enfoncement de l'économie européenne, des économies occidentales en fait et finalement de toute l'économie mondiale dans un marasme économique caractérisé par une déflation persistante . Et cette "japonisation" de l'économie ne sera pas belle à voir , au contraire de la mémorable Mariko (Yoko Shimada) dans la série télévisée des années 80 Shogun . Les Japonais ont vécu ce qu'on appelle en Occident leur "décennie perdue" avec le stoïcisme qu'on leur connaît , la criminalité n'a pas explosé, le peuple n'a pas envahi les rues pour revendiquer plus d'intervention de l'Etat. Les Japonais, pour qui l'argent n'est pas la chose la plus importante dans l'existence, ont ajusté leur train de vie, et les ménages sont assis sur 15 000 milliards d'épargne qui leur ont permis de passer à travers cette période .

Les choses seront sans doute bien différentes dans les économies occidentales si ce scénario devait se produire .
Les banquiers centraux ont tout fait pour le combattre et leurs actions ont seulement réussi à enrichir l'élite financière,
maintenant ils ont épuisé leurs munitions anti-déflation, les gouvernements aussi. Plus rien désormais ne peut stopper une japonisation des économies en cas de rechute des marchés.


2008 revisité ?

Depuis quelque temps déjà , on pouvait s'attendre à un fort ralentissement de l'activité dans les pays émergents, la Chine en particulier . Ce scénario semble en plein déroulement, les indicateurs de l'économie chinoise sont tous en baisse ces derniers mois : investissements, production d'électricité, exportations etc.   La croissance chinoise devrait fléchir à 7% ce trimestre, peut-être moins, selon Crédit Suisse. Bien sûr la bourse chinoise n'a pas attendu les données de l'économie, le grand krach de Shanghai , c'était début 2008 et les abonnés de Buy-Point.com l'ont vu venir bien à l'avance. Soutenue artificiellement depuis 2008 par une gabegie de stimulus, et avec de nombreux squelettes dans ses placards, l'économie chinoise réelle est semble-t-il entrée dans sa phase d'effondrement.

D'un point de vue technique, la situation des bourses émergentes, Brésil, Inde, Chine, est simplement horrible , indiquant la direction la plus probable ... down, down & down ! En Europe, les bourses présentent aussi des signes omineux d'un nouvel effondrement des marchés. A noter que les indices des bourses du Portugal, de l'Espagne et de l'Italie ont cassé des supports à trés long terme, effectivement augurant la japonisation de ces nations. La question est de savoir si malgré une condition de survente, et la pluie de mauvaises nouvelles en Europe, le mouvement baissier de ces dernières semaines va continuer pour le restant de l'année .

Il est intéressant de noter que la bourse espagnole a été tout au long de ces 12 mois précédents, le marché le moins cher parmi les pays développés, le rendement de dividende était aussi le plus élevé . Ceci a fait dire à certains investisseurs que des entreprises espagnoles comme Telefonica représentaient de bonnes opportunités . Malheureusement, le marché leur a donné tort. Personnellement, le P/E est un des derniers critères que je prends en compte ,  je ne base jamais une décision sur cette mesure.  Telefonica est en baisse de 40% depuis juin 2011 et en baisse de 25% depuis le début de l'année.


                                                   
                                        PSI 20 (Portugal)


                                        IBEX 35 Espagne



                                           FTSE MIB (Borsa Italiana)

vendredi 25 mai 2012

A l’ère du Bling Bling, les prix des diamants sont pressentis comme grimpant jusqu’au ciel


L’émergence de nouvelles richesses en Asie et la peur de l’inflation ravivée par les dangereuses expérimentations des banques centrales ont généré une nouvelle demande ces dernières années pour les actifs réels, en particulier les placements qui sont des réservoirs de valeur comme l’or et les pierres précieuses. C’est ainsi qu’on voit fleurir récemment toute une série d’entreprises se proposant d’investir pour le compte d’investisseurs particuliers dans des placements alternatifs comme les forêts ou les pierres précieuses, parfois à partir de tout petits montants .

Récemment j’ai reçu un document marketing d’une de ces nouvelles sociétés, expliquant les atouts des diamants de couleur en tant que placement. Comme on peut le voir sur le graphique tiré de cette documentation les prix ont triplé la dernière décennie. Les projections de ces consultants en diamants : les prix sont sur une trajectoire d’appréciation exponentielle jusque … 2019, enfin aussi loin que vous pouvez l’imaginer !



 Projections de l'évolution des prix des diamants jaunes : Fancy Yellow, Intense & Vivid Yellow

jeudi 24 mai 2012

L'arrière-goût amer de Facebook : le réseau social attaqué en justice après son IPO désastreuse

Un arrière-goût amer, certains utilisateurs de Facebook en ont eu l'expérience, mais cette fois c'est le tour des investisseurs. Le titre Facebook qui n'avait pas réussi à clôturer sa première journée au-dessus de son cours d'introduction à $38,  s'est effondré depuis, perdant près de 20% . Un comportement assez rare pour un titre fraîchement coté en bourse .
Sans surprise, Facebook ainsi que les banques ayant organisé l'entrée en bourse du réseau social controversé (les habituelles Morgan et Goldman) sont attaquées en justice pour avoir, selon la plainte collective, dissimulé au public d'investisseurs des projections de vente en baisse émises peu de temps avant l'IPO (Initial Public Offering).

Les investisseurs avertis sont sans doute restés bien à l'écart de cette IPO de plus en plus sulfureuse, quoiqu'il en soit pour le futur de l'action Facebook (Nasdaq: FB), le conseil no 1 que j'avais donné le jour de l'IPO restera toujours valable, acheter une IPO à l'aveuglette le jour de l'introduction ou avant que le marché ne l'ait plebiscitée (un processus qui prend plusieurs semaines ) est toujours une mauvaise idée.

http://www.bloomberg.com/news/2012-05-23/morgan-stanley-goldman-sachs-sued-over-facebook-ipo.html