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mercredi 9 mai 2012

Accélération à la baisse probable pour l'or

En septembre 2011, j'ai conseillé sur ce blog de vendre ou réduire l'or, et en février de cette année j'ai cette fois suggéré de  prendre une position à la baisse sur le métal jaune (avec un premier objectif à $1650) alors que ce que j'ai appelé une campagne de promotion avait cours dans les médias . L'évolution depuis lors bien que favorable a été frustrante, une tendance à la baisse en zig zag avec de forts rebonds et sans aucun momentum à la baisse. L'or n'est certainement plus le même marché qu'il était il y a quelques années. Ceci dit au sommet d'un marché haussier , prendre une position à la baisse s'avère toujours frustrant et douloureux, il faut être  patient et avoir les nerfs solides. Il y a quelques jours je pensais que la tendance à court terme à la baisse devenait maintenant claire aux yeux de la majorité , ce qui signifiait soit un rebond soit plus probablement vu le nombre de haussiers une accélération à la baisse (je lisais il y a quelques jours dans le journal la recommandation d'achat d'un analyste technique !). Maintenant des niveaux clés ont été enfoncés, et le momentum semble avoir refait son apparition pour quelques jours au moins. Il semble que les cours iront tester la zone entre $1550 et $1500 pour peut-être tomber beaucoup plus bas. Dans cette dernière hypothèse, le scénario de krach sur lequel nous avons parié depuis quelques mois se réaliserait alors.

La chute hier fut brutale et un peu surprenante considérant l'action des derniers jours. Ce qui illustre bien le comportement vicieux  de ce marché, que beaucoup appellent "une valeur refuge". L'or n'est pas une valeur refuge , l'argent encore moins, et beaucoup d'épargnants risquent de subir de grosses pertes avec de telles croyances.

lundi 7 mai 2012

Qui ose critiquer la pensée dominante ?

C'est la question que pose Andreas Höfert,  Economiste en Chef de UBS Wealth Management dans un article du Temps de Genève. Sa conclusion : c'est chez les penseurs hétérodoxes , notamment aujourd'hui l'école autrichienne et sa critique du scientisme chez les économistes qu'il faut chercher une réflexion à contre-pied du courant dominant. Et de rappeler les erreurs de Bernanke: "Il est toujours chef de la Fed , mais a entre temps triplé la masse monétaire états-unienne et prétend que tout est sous contrôle".

Exercer son esprit critique est crucial si l'on veut avoir du succès en tant qu'investisseur, alors vous pouvez compter sur ce blog pour critiquer la pensée dominante. Cela me rappelle la remarque d'un éditeur local qui eut il y a quelques mois le manuscrit de mon livre entre les mains. "Et pourquoi auriez-vous raison , un peu contre tout le monde ?"  m'écrivit-il, à ma surprise , (le livre traite de tout ce qu'on nous cache sur l'épargne).  Je ne lui ai pas dit qu'aller à l'encontre de la pensée dominante était justement mon business principal .

Voir l'article du Temps , Au coeur des marchés , Qui ose critiquer la pensée dominante ?
http://www.letemps.ch/Page/SysConfig/WebPortal/letemps/jsp/paywall/error/usersession.jsp

(vous devez être enregistré pour consulter les articles du Temps)

mardi 1 mai 2012

Première télévisée : Ron Paul vs Paul Krugman, sur Bloomberg TV

Avec Trish Regan

Le prix Nobel d'économie Paul Krugman, ancien collègue de Bernanke à Princeton, appelle l'environnement actuel une dépression économique et s'est prononcé en faveur de banques centrales ciblant une inflation plus élevée afin de rétablir l'emploi. Pourtant les politiques monétaires, de la Fed en particulier, visant à créer de l'inflation (officiellement ciblant les 2%) n'ont jusqu'à présent pas amélioré la situation de l'emploi et ont sans doute semé les graines d'un nouvel effondrement des marchés.


lundi 30 avril 2012

L'investisseur en ligne oublié par MiFID : silence sur le système des bakchichs payés aux banques en ligne


Paiements pour flux d'ordres ,  ce système depuis longtemps controversé et bien documenté aux Etats-Unis (payment for order flow) est en vigueur aussi en Europe auprès des courtiers en ligne. Ici aussi, un des plus gros acteurs est le market maker américain Knight Capital qui doit sa forte croisssance dans les années 2000 au développement du trading en ligne.

Les courtiers en ligne utilisant ce système transmettent le gros des ordres de bourse des clients non pas à la bourse (ou à plusieurs bourses mises en concurrence pour un meilleur prix) mais à un seul teneur de marché électronique , le tout contre rémunération. Ce market maker bénéficie ainsi d'un flux d'ordre de la part d'une clientèle non professionnelle, moins informée, contre laquelle il est facile de prendre position avec profit. La conséquence pour le client des courtiers en ligne est une exécution qui peut ne pas se faire au meilleur prix. MiFID , le mastodonte réglementaire mis en place en 2007 par l'UE oblige les institutions à offrir au client la meilleure exécution possible en se connectant à toutes les plateformes boursières (ex: Euronext, Chi-X, TradeGate etc.), mais ce principe ne vaut pas pour les courtiers en ligne qui restent libre de traiter les ordres de leurs clients comme ils l'entendent.

http://www.reuters.com/article/2012/03/21/mifid-retail-idUSL5E8EE25V20120321

Affaire Google StreetView : le staff de Google ne savait rien

Cependant selon la FCC l'existence du programme permettant aux voitures de Google travaillant sur le projet StreetView de collecter toutes sortes d'inforrmations privées avait été discutée au sein de l'entreprise.

http://www.bloomberg.com/news/2012-04-29/google-staff-said-they-were-unaware-of-data-gathering-fcc-says.html

mercredi 25 avril 2012

Apple devenue une classe d'actifs en soi !


Décidément, les fans de l'action Apple ne cesseront jamais de me surprendre par leur exubérance sans limite au sujet de leur chouchou. C'est un peu comme le culte voué à Steve Jobs .
Les produits Apple ont beau être fantastiques, et sans doute je ne mesure pas à quel point ils le sont puisque je n'en utilise pas, et le titre a beau être valorisé très raisonnablement, l'amour voué à l'action Apple par ses fans est en train d'atteindre le stade de délire collectif.  Je n'ai pas entendu un seul analyste ces deux derniers jours dire que peut-être après les gains de 50%  cette année et des cours multipliés par 6 depuis 2009, il serait sage de réduire son exposition.
Non, tout le monde est d'accord sur le fait que c'est Le titre à posséder dans son portefeuille. Un gestionnaire de fonds qui dit utiliser aussi l'analyse technique appelle la correction récente "saine".  Je ne suis pas sûr qu'il comprenne l'analyse technique ! Il n'est pas seul bien sûr à parler de saine correction , mais le morceau de l'analyse technique était en or ! L'action peut-elle monter plus haut encore ? Bien sûr. Dans la phase finale d'ascension d'un titre (il est quasiment certain que c'est le cas) tout est possible, et n'oublions pas les taux à zéro jusqu'en 2014 grâce à Mr Bubble Bernanke (Mr Catastrophe Bernanke après 2014), mais acheter ici est bien trop risqué pour quiconque ayant  l'intention de conserver plus que quelques jours.

Mais la meilleure chose que j'ai entendue, c'est Gary Kaminsky sur CNBC. Pour ceux qui ne savent pas Kaminsky est un ancien gestionnaire de Neuberger Berman et CNBC c'est "The World Leader in Business News" une chaîne américaine sur laquelle on parle d'argent et rien que d'argent, comment en gagner en bourse , aujourd'hui, demain et dans les 15 prochaines minutes .

Pour en revenir à la perle du jour, Apple serait maintenant une classe d'actifs en soi et pour soi , d'après Gary Kaminsky, reconverti en commentateur sur CNBC (Fast Money etc.)  . Je ne sais pas trop ce que cela veut dire. Faudrait-il dédier un compartiment du portefeuille à Apple, ex. tout le monde met 20% de ses économies dans Apple ?
J'ai même Googlé "Apple asset class of its own", et des dizaines de résultats sont apparus à l'écran. Quand je parlais de délire collectif.   A archiver et relire dans 5 ans, comme ce qu'on disait en l'an 2000 sur Cisco , et dans les années 70 au sujet des Nifty Fifty.

Mais peut-être je me trompe finalement. Peut-être Steve Jobs, comme Elvis, serait ... "Still Alive", peut-être aussi un ordinateur Apple régira notre vie entière, qui sait ? En tout cas je n'achète pas Apple aujourd'hui et quant à un iPhone j'attendrai encore que les prix baissent et que les opérateurs suisses offrent des tarifs , comment dire ...qui n'insultent pas l'intelligence de leurs clients  (pour l'instant , je n'ai vu qu'une offre me paraissant raisonnable pour celui qui veut surfer occasionnellement sans limites de données) .

Nassim Taleb veut Ron Paul comme Président: contre l'Etat métastatique, les déficits, la Fed et le militarisme

Selon l'auteur du Black Swan  interviewé sur CNBC,  les problèmes structurels (dépenses publiques) doivent être adressés, "ce que nous faisons aux Grecs nous devrions le faire à nous-mêmes"